ICV : témoignage d’Alice

1ère étape : Etablir la liste des souvenirs

La 1ère étape de la thérapie, après le recueil d’informations, est d’établir la liste des souvenirs :

La personne établit la liste de ses souvenirs dans l’ordre chronologique, à raison d’1 à 3 souvenirs par an, depuis son premier souvenir jusqu’à un souvenir récent.

Alice a vécu un traumatisme complexe durant son enfance, ce qui se traduit aujourd’hui par plusieurs symptômes : phases dépressives, besoin insatiable de reconnaissance, faible estime de soi, boulimie avec vomissements…

Elle a accepté de faire part de ses ressentis sur l’ICV (Intégration du Cycle de la Vie) et je l’en remercie. En effet, quoi de plus parlant que les mots d’une personne qui a vécu la thérapie ?

Au fil des séances, je publierai son témoignage.

Pour préserver son anonymat, le prénom a été changé.

« Le travail de recherche de souvenirs n’est pas facile, surtout les remettre dans l’ordre. J’ai fait plusieurs brouillons et il m’a fallu beaucoup de temps, peut-être une douzaine d’heures réparties sur plusieurs jours.

Néanmoins, ce travail est intéressant car des périodes ne sont représentées que par des souvenirs négatifs dans un premier temps. D’autre part, il est surprenant de m’apercevoir que je n’ai pas forcément des souvenirs avec des personnes qui pourtant sont très proches de moi. » (Alice)

 

Retour sur la 1ère séance

Vu les symptôme d’Alice, nous allons passer plusieurs séances à faire des « protocoles de base ». Le praticien lit la liste des souvenirs établie par la personne dans l’ordre chronologique, à raison d’un souvenir par an, et ce, plusieurs fois dans la même séance. C’est ce qu’on appelle dans notre jargon « traverser la ligne du temps ».

Plusieurs objectifs à cela. Le premier est de permettre au cerveau de dater les souvenirs traumatiques. En effet, les souvenirs traumatiques continuent à agir comme s’ils étaient encore actuels. Même si consciemment la personne sait que c’est du passé, le corps réagit comme si l’évènement n’était pas achevé. Le protocole de base va permettre de signifier au cerveau et au corps que l’évènement est passé, de l’intégrer au cycle de la vie. D’autre part, le vide dont semble souffrir Alice et qui provoque les crises de boulimie, renvoie à une problématique d’identité. Le protocole de base va permettre au cerveau d’avoir un sentiment de continuité.

Lors de cette séance, nous avons pu parcourir 11 fois la ligne du temps d’Alice.

Voici le retour d’Alice :

« Je n’ai pas eu l’impression de le faire 11 fois. Chaque fois, c’était différent. D’autres souvenirs remontaient, essentiellement des souvenirs positifs. Physiquement, j’ai senti un poids sur les épaules, plus lourd à chaque fois qu’un souvenir négatif était cité. Au fur et à mesure des passages, certains souvenirs négatifs « coulent » sans ajouter un poids aux épaules. Grosse fatigue à l’issue de la séance. »

Le cerveau travaille beaucoup pendant la séance, ce qui provoque cette fatigue.

Retour sur la 2ème séance

Lors de cette séance, après un entretien, nous poursuivons avec des protocoles de base que nous ferons 7 fois.

Je laisse la parole à Alice et je commenterai brièvement au fur et à mesure :

« À nouveau grosse fatigue à l’issue de la séance. Physiquement moins de tensions : légèrement en haut du cou, au tendon d’Achille droit, rien sur le haut des épaules. »

Nous constatons que le corps d’Alice dit que déjà des choses ont évolué.

« Le travail ICV est intéressant. Cela nous fait poser des questions sur nous, notre enfance. L’impression que les souvenirs ne mentent pas. J’ai réussi à comprendre des choses en lien avec ma mère. J’avais l’impression de m’interdire de penser à des souvenirs heureux de ma vie de couple finie mais finalement les difficultés de la séance étaient sur l’enfance et ma mère et pas sur mon couple. »

C’est le corps qui sait et qui a indiqué à Alice quelle était l’origine de son mal-être. Parfois, on pense que c’est un événement récent qui nous empêche d’aller bien mais bien souvent cet événement récent fait écho à un événement beaucoup plus ancien, le réveille en quelque sorte.

« Sensation également certaines fois d’être « engluée », de ne pas réussir à me concentrer car mon cerveau partait dans tous les sens (nouveaux souvenirs) »

Souvent, le cerveau reste bloqué sur les évènements traumatiques. Souvenons-nous qu’un souvenir traumatique continue à agir comme s’il était encore actuel, ce qui a provoqué ce sentiment d’engluement évoqué par Alice.

« Au quotidien, on se rend compte que beaucoup de choses font appel aux souvenirs : un mot, une couleur… Je fais plus attention à mes souvenirs. Je les écoute, je les regarde. »

Le travail se poursuit entre les séances avec des prises de conscience d’Alice. D’ailleurs, Alice a modifié sa liste de souvenirs en ajoutant des souvenirs positifs lors des périodes qui étaient sombres. Alice ayant choisi d’écrire ses souvenirs négatifs en rouge et ses souvenirs positifs en bleu, la différence est frappante. Alors que sur plusieurs années il n’y avait que du rouge, du bleu est apparu.

Retour sur la 3ème séance

Cette séance a eu lieu au début de la période de confinement. Étant donné qu’Alice décrit bien la séance, je vais la laisser s’exprimer en commentant de temps en temps.

« Cette séance était particulière puisque nous avons dû la faire en visio suite au confinement. J’avais une petite appréhension concernant l’efficacité de la séance en étant à distance. Mais pas du tout, j’ai été autant investie que si j’avais été en cabinet. Les écouteurs ont l’avantage de ne pas pouvoir se disperser au niveau sonore. »

Quelques petites précisions concernant les séances en visio :

  • La confidentialité est préservée de chaque côté dans la mesure où nous nous trouvons toutes les deux seules dans une pièce.
  • Comme pour toute séance, les informations transmises dans ce cadre restent confidentielles.
  • Des deux côtés nous nous engageons à ne pas enregistrer la séance.
  • L’utilisation d’un casque avec micro ou tout simplement des oreillettes d’un smartphone évitent l’écho et permettent de s’isoler au niveau sonore.

« Après un temps de discussion, nous avons enchaîné 5 fois mon chemin de vie sans interruption. »

En effet, l’objectif est d’enchaîner le plus grand nombre de protocoles de base possible lors d’une séance pour que le cerveau reconnaisse que les évènements traumatiques dont terminés.

« Contrairement aux autres séances où je devais me déplacer, cette fois j’étais assise et pour autant j’avais la sensation physique de la marche des séances précédentes. »

Le fait de marcher permet d’empêcher que les traumatismes restent bloqués dans le corps. Quand ce n’est pas possible, il suffit de bien s’étirer et de prendre de grandes respirations entre chaque passage.

« Lors de ces 5 chemins de vie, j’ai eu l’impression d’un lien continu entre chaque événement. Les fois précédentes, je n’avais pas ressenti ce lien. Là c’était un film qui se déroulait avec d’autres souvenirs en lien avec l’évènement cité qui s’accrochait à l’évènement suivant. »

Nous voyons qu’Alice a bien progressé. Cette impression de film montre que son cerveau a daté les souvenirs traumatiques.

« La phase répétitive « père exigeant, mère passive » m’a vraiment paru très juste mais n’a pas eu l’impact physique des dernières fois. Elle m’est plutôt apparue comme un refrain d’une chanson mais qui n’empêchait pas l’histoire de se dérouler. »

Quand des évènements récurrents se sont manifestés, comme ici l’exigence du père d’Alice et la passivité de sa mère, on les parsème lors des protocoles de base. Le corps d’Alice confirme que la 1ère partie de sa vie est intégrée par le cerveau.

« Ce lien continu entre les évènements, je l’ai vraiment ressenti sur la 1ère partie de ma vie. Ça reste plus haché sur la 2ème partie comme si je bloquais sur l’évènement et que seulement quand le suivant est indiqué j’arrive à avancer. »

Nous constatons que si les évènements traumatiques de l’enfance ont été datés, ce n’est pas encore le cas des évènements plus tardifs.

« J’avais l’impression physique d’aller dans chaque lieu des souvenirs. »

C’est comme si le corps et le cerveau d’Alice revivaient les événements pour les intégrer au cycle de vie.

« Nous avons fait à peu près 3 enchaînements de plusieurs chemins de vie avec 3 retours aux sensations. Quelques décrochages de déconcentration sur les 2 derniers chemins de vie. Fatigue ? »

Je laisse Alice conclure : « Toujours aussi intense. Chaque chemin de vie est différent. »

Retour sur la 4ème séance

Je vous livre le témoignage d’Alice tel quel. Elle explique très bien la séance, ses ressentis et les effets des séances précédentes.

« C’est notre deuxième séance en visio suite au confinement. J’avoue que j’aime bien l’isolement que procurent les écouteurs. Ça me plonge dans un état « hypnotique » très rapidement.

Comme à chaque fois, nous commençons par 15 minutes de discussion sur mon état du moment.

Le constat, c’est que contrairement aux séances d’hypnose que j’avais l’habitude de faire et qui m’apportaient un bien-être immédiat, les séances d’ICV ne m’apportent pas le même ressenti. Néanmoins, il est incontestable que des choses évoluent. J’arrive à ne pas réagir de la même façon qu’avant. Moi qui souffre de boulimie depuis 25 ans, je n’ai pas fait de crise depuis plus de 2 mois alors que la période est anxiogène et la solitude pesante. J’ai également repris contact avec mes parents beaucoup plus sereinement.

Notre séance commence par 5 chemins de vie non stop. Ressenti : Le début de ma vie se passe super bien avec l’impression de visionner un film différent à chaque fois. Je me sens spectatrice. Par contre, la fin de vie n’est pas fluide. J’attends chaque événement cité pour me projeter. Je redécouvre des souvenirs non agréables.

Caroline décide de mettre l’accent sur cette 2ème partie de vie qui bloque. Pour cela, on passe rapidement sur les premières années en faisant des sauts de 5 ans. On enchaîne les cycles de vie. Physiquement, j’ai mal à la tête. Je sens que mon cerveau travaille en profondeur.

La séance se termine, comme à chaque fois, par une grosse fatigue. Je crois que si j’avais dû refaire encore quelques cycles de vie, ça aurait été compliqué. Il était temps d’arrêter. »

Retour sur la 5ème séance

« Éprouvante, c’est le mot qui me vient quand je repense à cette séance. »

« Nous avons d’abord eu une quinzaine de minutes de discussion où j’ai pu exprimer mes satisfactions face aux épreuves que j’endure. » Alice n’a toujours pas fait de crises de boulimie et elle a apprécié d’être seule pendant 2 jours. »

Lors de cette séance, je continue d’insister sur les souvenirs de l’âge adulte en passant plus rapidement sur les souvenirs d’enfance. L’objectif est que cette partie de vie devienne fluide. Par conséquent, la ligne du temps est beaucoup plus longue et la séance plus fatigante.

« 4 chemins de vie non stop en faisant toutes les années. Je visualise bien. C’est riche. Pas seulement 1 souvenir = 1 image mais beaucoup d’images. C’est lié aux mêmes périodes plus récentes qui étaient problématiques.

Au 4ème passage, un blocage apparaît. Surprenant car c’était un souvenir qui avait été cité précédemment. Je bloque. Je hoche la tête pour dire que j’ai visualisé mais je reste sur ce souvenir (ô combien difficile!). Je n’arrive à reprendre le chemin de vie qu’avec un grand effort. »

Malgré quelques blocages, les souvenirs de l’âge adulte deviennent de plus en plus fluides.

« On reprend pour 4 chemins de vie. Au bout de 2, je fatigue. J’ai besoin de fermer les yeux mais je continue à visualiser la suite. Nouveau blocage sur un autre souvenir récent et douloureux. Même ressenti. Il est temps que la séance se termine. »

« Pas de sensations physiques désagréables cette fois-ci. Je note une évolution dans les souvenirs récents. Ils reviennent plus vite, sont enrichis et s’accrochent aux autres, que ce soient des souvenirs positifs ou négatifs. »

À la fin de la séance, je me dis qu’Alice a encore besoin d’au moins 1 séance avec des protocoles de base mais j’estime que, vu l’avancée, je peux commencer à enrichir ces protocoles de base. Par ailleurs, j’envisage d’utiliser un protocole différent pour travailler les souvenirs en lien avec la relation avec son ex-mari puisque ce sont ces souvenirs qui posent encore problème.

En ICV, les thérapeutes sont supervisés régulièrement, soit individuellement, soit en petits groupes de 4 ou 5. Pour ma part, j’ai choisi une supervision en petit groupe. Chaque participant expose un cas en anonymisant la personne qui fait l’objet de ce cas et la stratégie envisagée pour la suite de la thérapie. La supervision en groupe permet d’avoir à la fois le point de vue du superviseur et celui des autres thérapeutes du groupe. Entre la 5ème et la 6ème séance, c’est le cas d’Alice que j’ai présenté. Cela a confirmé la stratégie que j’envisageais de suivre.

Retour sur la 6ème séance

« Nous commençons par le bilan de ces derniers jours. Cela fait trois mois que je n’ai pas eu de crise de boulimie. Un constat : coïncidence ou pas, j’ai été re-confrontée à mon blocage de la séance 5. J’évoque à Caroline ce souci d’avoir toujours besoin de l’amour de l’autre pour me sentir bien. »

Alice est victime de dépendance affective dont l’origine se situe dans l’enfance.

« Avant de commencer réellement l’ICV, Caroline me donne un exercice pour la fois suivante. Je dois reconstruire une liste de souvenirs avec mon ex-mari. Je me rends compte que c’est là que ça bloque. J’avais évité de chercher des souvenirs avec lui de cette période en ne me fixant que sur les enfants. Je sens que cet exercice va être difficile et perturbant. »

Cette nouvelle liste de souvenirs servira lors des séances suivantes pour le Protocole de Résolution de Relation. Je précise le nom des protocoles pour les thérapeutes qui lisent ce témoignage. Je sais qu’il y a beaucoup de souvenirs traumatiques en rapport avec son ex-mari. Je suggère donc à Alice de commencer la liste de souvenirs toute seule pour les souvenirs les plus faciles et qu’on la terminera ensemble.

Pour travailler la dépendance affective qui se manifeste très souvent dans la vie d’Alice, j’utilise le Protocole de Base avec Introjection (ça, c’est pour les pro;) ).

« Nous commençons la séance et je dois positionner à côté de moi la partie de moi qui a besoin des autres pour vivre. Ça ne me pose aucune difficulté et je ressens physiquement cette partie de moi sur le côté. Je suis gênée pour me concentrer car j’ai l’impression d’être regardée. Lors du premier cycle, il est difficile de me reconnecter à mes souvenirs à cause de cette partie observatrice de moi et à cause du travail donné en amont. Je suis déjà en train de chercher des souvenirs. Les quatre autres cycles se passent bien. Ils sont courts par rapport à ceux de la séance précédente. On fait le point au bout de cinq cycles. Je ressens vraiment différemment les souvenirs négatifs et les souvenirs positifs. Les positifs suscitent des sourires, je suis contente de les retrouver. C’est comme si je redécouvrais les négatifs et je soupire.

Pour la deuxième série de cinq cycles, Caroline me fait modifier la place de la partie de moi qui porte trop d’attention aux autres en me proposant de la mettre sur mes genoux comme si elle regardait le film de ma vie avec moi. Je préfère nettement cette position. Autant, avant, je me sentais regardée, jugée, autant, dans cette position, ce moi est avec moi et ne me regarde plus mais regarde le film de ma vie sans jugement.

La séance terminée, je commence tout de suite à lister les souvenirs demandés comme si la séance du jour avait réactivé ma mémoire. »

Retour sur la 7ème séance

« Bilan positif de mon évolution. Beaucoup de progrès : démarches pour le bien des autres et le mien, positivité, acceptation, geste positif envers mon ex-mari (l’impression de dépasser ma colère et ma haine). Toujours pas de crise de boulimie.

Point plus difficile : la gestion de ma nouvelle relation. Mon côté insécure a besoin d’être constamment, quotidiennement rassuré. Cependant, je subis moins qu’auparavant, je m’écoute. »

Quand Alice évoque son « côté insécure », elle fait référence aux modalités d’attachement que j’ai expliquées lors d’une conférence sur la dépendance affective. Les modalités d’attachement se construisent dès la petite enfance. Selon le comportement de la figure d’attachement avec l’enfant – souvent la mère -, l’attachement peut être sécure ou insécure. L’attachement insécure peut prendre plusieurs formes. Alice a une modalité d’attachement insécure anxieux, d’où son besoin permanent d’être rassurée par les autres.

« L’exercice qui m’avait été demandé – refaire une liste de souvenirs uniquement en lien avec mon ex-mari – a été difficile. J’ai buté, j’ai rayé. Il y a des années sans souvenirs. J’avoue à Caroline, quelques jours avant la séance, que les dernières années sont difficiles. Elle me rassure en me disant que nous les ferons ensemble.

Après notre temps d’échange, nous relisons le travail que j’ai fait. Je précise davantage. »

Comme évoqué lors de la séance précédente, j’utilise lors de cette séance le Protocole de Résolution de Relation. C’est un protocole qui peut être utilisé lorsqu’une relation provoque de la souffrance comme c’est souvent le cas lors d’une rupture amoureuse. Cependant, si nous réagissons avec excès lors d’une rupture, cela vient bien souvent d’un trouble de l’attachement, d’où la nécessité de travailler aussi sur l’enfance, ce qui évitera de ressentir le même type de souffrance avec une autre relation dans le futur.

« On commence une première série de chemins de vie. Le premier chemin de vie se passe bien sur les premières années mais l’émotion m’envahit sur la deuxième partie. Je ne peux retenir mes larmes. Les deux autres chemins que nous faisons passent déjà mieux mais physiquement la totalité de mon corps se crispe sur la deuxième partie un peu comme si tous mes vaisseaux sanguins se resserraient. J’ai l’impression que le sang circule mal. »

Je pense que vous l’avez compris, si vous avez lu le témoignage d’Alice depuis la première séance, son corps dit son mal-être et nous ferons autant de passages sur autant de séances que nécessaire jusqu’à ce que son corps ne réagisse plus à ces souvenirs.

« De nouveaux souvenirs reviennent sur le début de la vie commune. Je me rends compte que c’était bien et que j’étais heureuse, sentiment que j’avais oublié. Je n’arrivais pas à trouver des souvenirs positifs communs depuis le début des séances d’ICV. La fin du chemin est dure, hachée, je bloque. Néanmoins, entre le début et la fin de la séance, le chemin est plus supportable. Je note aussi que les évènements de ces derniers jours donnent une note finale plus positive. »

La liste de souvenirs pour un Protocole de Résolution de Relation comprend non seulement les souvenirs en lien avec la personne qui fait souffrir mais aussi des souvenirs jusqu’au temps présent. L’objectif est de faire comprendre au cerveau qu’Alice n’est pas restée dans cette souffrance, que la relation a pris fin et que la vie s’est poursuivie avec des souvenirs aussi bien négatifs que positifs.

« Caroline décide de continuer ce travail lors de notre prochaine séance. »

Retour sur la 8ème séance

« Comme pour chaque séance, nous commençons par un échange. Le bilan est toujours positif. J’arrive à prendre des décisions importantes pour moi, difficiles mais importantes. J’ai l’impression de faire la paix avec mon passé. Mes relations avec les personnes du passé évoluent. Je me rends compte que je ne peux avancer qu’à condition d’être en paix avec mon passé (oups, répétition ! c’est que ça doit être important !). J’ai moins de colère, moins de rancune. »

« Nous reprenons mon chemin de vie à partir du début de mon couple. Lors du premier passage, un poids s’abat sur ma poitrine quand nous entamons la période critique. Par rapport à la séance précédente, l’émotion est moins présente mais le corps signale encore à quel point c’est douloureux. Nous enchaînons les chemins de vie à un rythme très rapide. »

Lorsque les souvenirs sont traumatiques, le rythme est effectivement très rapide pour éviter qu’Alice ne se replonge trop dans ces souvenirs ce qui provoquerait une re-traumatisation.

« Les suivants sont moins pesants que le premier. Le poids sur la poitrine s’estompe. J’ai toujours cette impression d’avoir oublié cette période et de la redécouvrir quand Caroline me la cite. Après une courte pause, nous reprenons les chemins de vie à un rythme effréné.

Mes souvenirs s’enchaînent, se lient les uns aux autres, à chaque fois un peu plus différemment. Je commence à fatiguer. Le dernier chemin de vie arrive et il était temps. Je sens que mon cerveau a été très actif. Physiquement, le poids ressenti en début de séance n’est plus là. »

Le cerveau d’Alice a effectivement beaucoup travaillé. Le corps commence à moins ressentir les souvenirs douloureux. Néanmoins, la grande fatigue d’Alice témoigne du chemin qu’il y a encore à parcourir pour que cette période soit complètement désensibilisée.

 

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