une définition de l’hypnose

voyager« Les ingrédients de l’hypnose sont les mots, mais aussi une « grammaire », pour créer des histoires qui soient une authentique nourriture pour le corps et l’esprit. L’hypnose est une langue vivante pour voyager sans visa dans un pays nommé imagination. Ce pays est extraordinaire, dès lors que la frontière en est franchie beaucoup de limitations s’estompent, des libertés nouvelles apparaissent. Les découvertes se multiplient, les angles de vue se complètent, l’espace grandit. »

un extrait de (p. 160) :
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l’effet placebo, l’outil du charlatan?

placeboQu’est-ce qu’un placebo?

Un placebo est une substance ou un processus dénué d’effet thérapeutique. Il est utilisé en recherche avant la mise sur le marché d’un médicament.

2 groupes de sujets tirés au sort sont constitués :

  • un groupe qui reçoit le médicament
  • un groupe qui reçoit un placebo

Les sujets et les chercheurs ne savent pas qui reçoit le placebo et qui reçoit le médicament. C’est une recherche en double aveugle.
Si le médicament est efficace, il aura des effets que ne possède pas le placebo.

L’effet placebo, le mal aimé

On évoque souvent l’effet placebo des thérapies alternatives. « C’est un charlatan. Ca a marché parce qu’il y croyait ».

On ne peut cependant pas qualifier les médecins de charlatans, et pourtant l’effet placebo se manifeste aussi en médecine.
Cet effet a été constaté à grande échelle lors de la seconde guerre mondiale. Beecher, médecin anesthésiste, à cours de morphine pour soulager les blessures des soldats, leur injecte de l’eau salée, qui s’avère être efficace pour 1/3 des soldats. De nombreuses autres études sur l’effet placebo dans le traitement de la douleur ont été menées depuis et on retrouve un effet placebo qui s’élève à 40%.
Le fait de croire en l’efficacité du traitement permet cet effet placebo. De même que la pensée peut provoquer des maux, elle peut les supprimer.
Notre pensée peut être comparée à un véritable « médecin intérieur ». Des effets physiologiques de l’effet placebo ont été mis en évidence.

  • Lors de l’administration d’un placebo pour des douleurs, on constate la libération d’endorphines et de dopamine, confirmée par l’imagerie médicale.
  • Le même phénomène se produit avec la maladie de Parkinson. Les sujets à qui on fait croire qu’ils absorbent de la dopamine en produisent réellement.
  • D’autres travaux ont été menés sur les nausées ou la sclérose en plaques par exemple.
Certaines pathologies sont davantage sensibles à l’effet placebo
  • douleurs (40%)
  • anxiété (50%)
  • troubles du sommeil (30%)
  • toux (36%)
  • dépression (30%)
  • Parkinson (18%)
  • transit digestif (27%)
  • troubles alimentaires (51%)
  • ulcère (55%)…
Effet placebo et chirurgie

Encore plus étonnant est l’effet placebo dans le cadre d’opérations chirurgicales. Les sujets ayant subi une fausse opération et ceux soumis à une opération pour supprimer des adhérences pelviennes obtiennent les mêmes résultats positifs.

Plusieurs éléments entrent en ligne de compte pour renforcer l’effet placebo
  • le prix des consultations
  • le prix des médicaments
  • le nom des médicaments
  • la couleur des médicaments
  • la voie d’administration
  • les notices des médicaments
  • les informations diffusées par les media…

Le point le plus important est l‘attitude du médecin. D’une part, un médecin qui prend en compte la globalité de la personne et pas seulement un organe favorisera le rapport, la confiance. Le patient aura confiance dans ce que le médecin lui prescrira. D’autre part, le médecin doit provoquer une attente en mettant en avant les effets bénéfiques du traitement. Les mots guérissent les maux.

On peut même aller plus loin : les croyances du médecin sont importantes dans l’effet placebo sur le patient. Le Dr Wolf qui suivait une personne atteinte d’asthme depuis 18 ans s’est procuré auprès d’un laboratoire un nouveau médicament réputé très efficace mais pas encore sur le marché. La guérison du patient a été instantanée. Soupçonnant un effet placebo, le médecin a demandé au même laboratoire la version placebo du médicament. Ce fut la rechute pour le patient. Faisant part de ces résultats au laboratoire, il apprit qu’il n’avait eu que des placebos. Des signes inconscients ont agi sur l’inconscient du patient…

Pour aller plus loin

les compulsions alimentaires : un moyen d’éviter les relations amoureuses dépendantes?

Padlocked fridgequ’est-ce que l’hyperphagie boulimique (ou binge eating disorder)

C’est un trouble du comportement alimentaire, dont les critères sont répertoriés dans le DSM IV-R (« bible » des psychologues) :

1- survenue récurrente de crises de boulimie. Une crise de boulimie répond aux deux caractéristiques suivantes :

  • absorption, en une période de temps limitée, d’une quantité de nourriture largement supérieure à ce que la plupart des gens absorberaient en une période de temps similaire et dans les mêmes circonstances
  • sentiment d’une perte de contrôle sur le comportement alimentaire pendant la crise (sentiment de ne pas pouvoir s’arrêter de manger ou de ne pas pouvoir contrôler ce que l’on mange ou la quantité que l’on mange)

2- les crises de boulimie sont associées à trois des caractéristiques suivantes (ou plus) :

  • manger beaucoup plus rapidement que la normale
  • manger jusqu’à éprouver une sensation pénible de distension abdominale
  • manger de grandes quantités de nourriture en l’absence d’une sensation physique de faim
  • manger seul parce que l’on est gêné de la quantité de nourriture que l’on absorbe
  • se sentir dégoûté de soi-même, déprimé ou très coupable après avoir trop mangé

3- le comportement boulimique est une source de souffrance marquée

4- le comportement boulimique survient, en moyenne, au moins 2 jours par semaine pendant 6 mois

5- le comportement boulimique n’est pas associé au recours régulier à des comportements compensatoires inappropriés (vomissements ou prise de purgatifs, jeûne, exercice physique excessif) et ne survient pas exclusivement au cours d’une anorexie mentale ou d’une boulimie

Les causes habituellement évoquées
  • Les régimes à répétition font qu’on est très frustré et un jour c’est le craquage avec perte de contrôle. Le stress peut conduire à des compulsions alimentaires. D’ailleurs quand on était enfant et qu’on n’allait pas bien, ne nous préparait-on pas notre plat préféré? Ne nous donnait-on pas un bonbon quand pour soulager nos petits bobos?
  • La nourriture sert aussi à combler l’ennui. Vous souvenez-vous de repas interminables où la seule chose à faire était de manger pour faire passer le temps?
  • Souvent évoquée la régression au stade oral, retrouver les sensations qu’on avait lors de la prise du sein où la fusion avec la mère était totale.
et si c’était une manière pour certains de sortir d’une relation amoureuse dépendante et/ou d’éviter de succomber de nouveau?
  • Un amant / une maîtresse sont toujours présents et ne déçoivent pas et paradoxalement on a l’impression de garder le contrôle
  • Selon Audibert (2008), dans L’incapacité d’être seul, l’enfant n’a de cesse de retrouver la fusion avec la mère. Un enfant doit bénéficier de moments « seul », où sa mère, tout en étant présente physiquement, le laisse éprouver son « être-seul ».  Parfois les parents sont trop présents et ne laissent pas une minute de répit à l’enfant ou au contraire trop absents et ne se soucient pas de lui quand il a besoin d’eux. Cet enfant, devenu adulte, ne supporte pas de se retrouver seul et cherche à combler le vide par une relation amoureuse dépendante et quand il se rend compte que les espoirs qu’ils fondait sur cette relation sont vains, il peut se tourner vers la nourriture avec le même excès se remplir en faisant le vide en se remplissant, de ne plus penser quand il se trouve face à lui-même.
  • On peut aussi tout simplement se servir du poids et de l’apparence physique modifiée comme armure, pour qu’on ne s’approche plus de nous, pour repousser les hommes / femmes, en refusant d’être séduisant
  • Une théorie de Rubin (Cannibalisme psychique et obésité, 1997) qui se vérifie dans la réalité : Certaines personnes obèses auraient un excès de poids car elles mangeraient pour 2, pour un autre qu’elles auraient incorporé inconsciemment afin de le garder vivant. Elles garderaient à l’intérieur d’elles un autre pour « lui éviter de disparaître ». Il peut s’agir d’une personne décédée ou de l’être aimé qui les a quittées. Et tant que le deuil n’aura pas été fait, il restera à l’intérieur d’elles.
un régime ne résoudra rien durablement

Il peut même aggraver les compulsions, en augmentant l’effet yo-yo dans le meilleur des cas ou en intensifiant la perte de contrôle dans le pire des cas.

Une thérapie efficace travaillera sur les causes :

  • le stress
  • les troubles de l’attachement
  • l’estime de soi
  • le deuil

pour vous aider à gérer vos compulsions alimentaires :

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Qu’est-ce qui fait le bonheur?

bonheur1Des croyances sur ce qui fait le bonheur, réfutées scientifiquement par la psychologie positive
Alors, qu’est-ce qui contribue à un bonheur stable?
Comment définir la psychologie positive?

Au début du 21ème siècle, Seligman a pris le contrepied de toutes les recherches en psychologie pour s’intéresser non pas à ce qui dysfonctionne mais au fonctionnement optimal, à ce qui procure un bien-être durable, ce qui permet aux individus de s’épanouir. Cette approche est validée scientifiquement. Elle est utilisée en l’absence de symptômes pour éviter les rechutes.

La psychologie positive n’a rien à voir avec la pensée positive. Elle ne dit absolument pas qu’il faut se réjouir de tout mais que la vie a du sens même lors des moments difficiles.

La psychologie positive est intégrée à la 3ème vague des thérapies cognitivo-comportementales, de même que la méditation de pleine conscience.

pour aller plus loin

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relations amoureuses dépendantes et échecs à répétition

Broken HeartJe reçois de plus en plus de personnes qui disent attirer toujours le même type d’hommes, reproduire les mêmes erreurs dans leurs relations amoureuses  et enchaîner les échecs amoureux, ce qui entraîne un mal-être profond et le deuil est un long chemin qui n’est pas terminé quand elles viennent me voir.

Je voulais donc vous apporter certaines réponses à partir de certaines lectures et de réflexions personnelles.

« que serais-je sans toi qu’un coeur au bois dormant? »

à partir du livre d’Aulagnier, L’incapacité d’être seul, 2008
L’amour, pour ne pas devenir passionnel, ne doit pas être asymétrique. La réciprocité « vient limiter la dépendance de l’amant vis-à-vis de l’aimé » (p. 172). Pour qu’une relation amoureuse soit équilibrée, il faut que l’un et l’autre soient également sources de plaisir, mais aussi potentiellement sources de souffrance. Il est nécessaire que chacun sente que l’autre peut mettre un terme à la relation. Certains évoquent des relations fades, qu’ils ne veulent pas, car justement ils savent que l’autre sera toujours là, qu’il les aime et que, quoi qu’il arrive, il ne les quittera pas, ce qui les pousse à fuir cette relation, à la séparation. Cela me fait penser à l’adage « Fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis. » N’avez-vous jamais tenté l’indifférence, donc d’être une source potentielle de souffrance, pour attirer ou faire revenir l’autre ?
Chacun doit conserver d’autres sources de plaisir, faute de quoi l’autre deviendra un besoin nécessaire pour se sentir vivant et l’un ne pourra plus être source de souffrance potentielle, donc la relation sera déséquilibrée. Même si l’on est tenté par une relation fusionnelle – qui ne dure pas – exister sans l’autre est important : conserver ses passions, ses moments à soi…

« c’est moi que j’aime à travers vous »

à partir du livre de David, L’état amoureux, 1971
Narcisse, d’une beauté exceptionnelle, repousse les avances de la nymphe Echo qui lui jette une malédiction : en voyant son reflet dans une source, Narcisse en tombe amoureux et, ne pouvant se détacher de cette image, en meurt.
Tant qu’on ne s’aime pas, on cherche l’amour de l’autre et l’amour de nous-même dans son regard.
« Nous croyions aimer et il nous a été révélé que nous n’aimions qu’un reflet ; nous croyions aimer et nous n’aimions que nous-même déplacé » (p. 47).
Quand l’autre retire son amour, on ne peut plus s’aimer et l’on cherchera alors coûte que coûte à regagner l’amour de l’autre, quitte à changer sa personnalité, à devenir quelqu’un d’autre, à être ce que l’autre veut qu’on soit, pour pouvoir continuer à s’aimer et à exister.

« maman, ô maman »

On désire inconsciemment retrouver notre mère, notre père ou l’un de ses substituts tels qu’ils étaient ou tels qu’on aurait aimé qu’ils soient. Qu’on choisisse l’être aimé pour ses ressemblances avec l’amour originel ou pour ses différences avec lui, on le fait en référence avec notre mère, notre père ou l’un de ses substituts.
Certains cultivent même « l’amour platonique », sans relations sexuelles, ou avec des relations sexuelles insatisfaisantes car celles-ci sont ressenties comme incestueuses.

Nous pensons inconsciemment que l’autre est là pour soigner nos blessures, nos manques affectifs de l’enfance. Par exemple, si dans l’enfance notre mère n’a sans jamais eu de paroles positives à notre égard, nous a critiqués sans cesse et même parfois insultés, c’est ce qu’on appelle la blessure de l’humiliation. Nous ne pouvons pas nous aimer, nous manquons d’estime de soi et c’est souvent un terrain favorable aux relations amoureuses dépendantes.
Et tant que tout cela ne sera pas réglé, l’histoire se reproduira…

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au fil de la douleur…

douleur1Qu’est-ce que les douleurs chroniques?

Elles touchent environ 15% de la population française. Elles durent depuis au moins 3 mois. Contrairement aux douleurs aiguës, elles n’ont plus une fonction d’alarme pour signaler une maladie qu’il faut soigner. Elles sont variées : migraines, fibromyalgie, lombalgie, arthrose, polyarthrite, zona… Selon la définition de l’IASP (association internationale pour l’étude de la douleur), il s’agit d’une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée à un dommage tissulaire présent ou potentiel ou décrit en termes d’un tel dommage.

Ses différentes composantes

  • sensori-discriminative : capacité à localiser et décrire la douleur, son intensité, sa durée
  • affectivo-émotionnelle : ressenti de la douleur, anxiété, peur d’une maladie grave…
  • cognitive : mémorisation de douleurs antérieures qui font anticiper la nouvelle douleur…
  • comportementale : manifestations verbales et non verbales (plaintes, mimiques, postures, tendance à l’isolement…)

Ses conséquences

Ce n’est pas parce que les examens n’ont montré aucun signe physiologique que cette douleur n’existe pas. Elle peut être intense et avoir des conséquences importantes dans la vie personnelle, familiale ou professionnelle de la personne: troubles du sommeil, du comportement alimentaire, anxiété, dépression, désocialisation, dépendance aux substances chimiques… La douleur constitue un véritable cercle vicieux : douleur totale

Les bénéfices secondaires

Il s’agit d’avantages, inconscients, que l’on trouve à sa douleur. On n’a pas  intentionnellement mal pour profiter de ses bénéfices. Ils sont souvent présents et il est important d’en prendre conscience. Par exemple, la douleur empêche de se rendre au travail, de se rendre à un repas auquel on n’a pas envie d’aller. Pour les enfants, il peut s’agir d’attirer l’attention de leur mère qui n’a pas le temps de s’occuper d’eux…

De quelle manière puis-je vous accompagner?

On se sert généralement d’échelles pour évaluer la douleur, telles que celle-ci: echelle douleurL’objectif doit être réaliste. Si vous avez des pics douloureux à 10, vous pouvez viser 3 ou 4 dans un premier temps et ça change la vie. Je vous apprends à être autonome, pour gérer seuls les pics douloureux. Parmi les outils dont je dispose, l’hypnose ericksonienne, la PNL, mais aussi  la cohérence cardiaque.

07 50 87 33 67

Pleine conscience ou mindfulness et santé

pleine conscienceLa Pleine Conscience est un « état de conscience qui résulte du fait de porter son attention, intentionnellement, au moment présent, sans juger, sur l’expérience qui se déploie instant après instant » (Kabat-Zinn, 2003).

Un art de vivre

Dans notre société où l’on vit à 100 à l’heure, on ne prend plus le temps de profiter de l’instant présent. Et si vous prêtiez attention aux gestes quotidiens ? :

  • respirer en pleine conscience
  • manger en pleine conscience
  • étendre son linge en pleine conscience
  • marcher en pleine conscience
  • se laver en pleine conscience…

Testez votre aptitude spontanée à la pleine conscience :

test de pleine conscience

La méditation de pleine conscience

La méditation est pratiquée depuis 2000 ans dans la philosophie bouddhiste. Elle a été introduite dans la psychologie scientifique dans les années 80 par le psychologue Jon Kabat-Zin et le psychiatre canadien Zindel Segal.
Elle se pratique en groupe, en 8 séances à raison d’1 séance par semaine. Entre chaque séance, de la pratique est demandée.
Elle n’est absolument pas spirituelle mais invite à observer et ressentir sa respiration, les différentes parties de son corps, les sons, les pensées…
La MBCT (Mindful Based Cognitive Therapy ou Thérapie cognitive basée sur la pleine conscience) est de plus en plus utilisée dans le domaine de la psychologie.

Les domaines d’application

  • stress
  • cardiologie
  • douleurs chroniques
  • troubles respiratoires
  • anxiété
  • prévention des rechutes dépressives…

    Quelques études scientifiques

  • amélioration de l’humeur, réduction de la sensation de fatigue, baisse des symptômes liés au stress chez les patients cancéreux (Speca, 2000)
  • amélioration de la tolérance à la douleur pour les lombalgies chroniques (Morone, 2008)
  • rechutes dépressives moins fréquentes ou qui se produisent plus tard (Tesdale, 2002)

Son action sur le cerveau

cerveau méditationSont activés :

  • les zones fronto-pariétales et fronto-limbiques impliquées dans les capacités attentionnelles
  • le cortex préfrontal gauche, siège des émotions positives
  • le cortex cingulaire antérieur impliqué dans la perception des sensations corporelles
  • l’insula impliquée dans l’intéroception (les perceptions internes)

Est en baisse l’activité des aires du langage donc de la pensée :

  • l’aire de Broca
  • l’aire de Wernicke

source : Christophe André, « La Méditation de pleine Conscience », in Cerveau et psycho 41, 2010.

pour aller plus loin

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euh… stress? dis, stress…

stress, hypnose

stress, hypnose

C’est Selye qui a inventé le mot stress dans les années 30. En mécanique, il désigne une interaction entre une force et la résistance du matériau. C’est donc la lutte entre un individu et des événements.

Même si nous connaissons le stress dans sa forme négative, n’oublions pas que la langue anglaise différencie 2 formes de stress :

  • l’eustress : le stress positif, qui nous fait avancer
  • le distress : le stress négatif que nous allons évoquer ici

NB : Un événement négatif (tel qu’un mariage, une naissance…) peut provoquer du stress négatif.

Avez-vous remarqué que certains tombent systématiquement malades dans des périodes où ils ne peuvent pas se l’autoriser? Ceci est dû au stress qu’on n’arrive pas à gérer.

Dans les années 40, Wolff a pu observer ce qui se passait dans l’estomac d’un sujet dénommé Tom grâce à une ouverture pratiquée dans son estomac pour lui permettre de se nourrir suite à un accident. A chaque réaction émotionnelle négative, les muscles de son estomac se contractaient et de l’acide chlorhydrique était produit, ce qui permet la formation de certains ulcères.

On connaît aujourd’hui les conséquences du stress sur la santé :

  • troubles digestifs (ulcères, nausées, diarrhée, constipation…)
  • douleurs (mal de dos, maux de tête, migraines…)
  • troubles dermatologiques (eczéma, chute de cheveux…)
  • insomnies
  • troubles des voies respiratoires (rhumes, asthme…)

En situation de stress, les défenses immunitaires, qui permettent à l’organisme de lutter contre les microbes, diminuent. L’hypothalamus produit de l’ACTH (hormone adrénocorticotrope) qui supprime les réactions immunitaires.

Une expérimentation intéressante sur stress, système immunitaire et hypnose

En 1984, Jemmot et Locke constatent la baisse de sécrétion d’anticorps d’étudiants à la veille des examens. Ils répartissent leurs sujets d’étude, étudiants en médecine, en 2 groupes : un groupe qui pratiquera l’auto-hypnose et un groupe contrôle sans intervention particulière. Les 2 groupes auront une prise de sang avant et après, qui permettra de mesurer les lymphocytes T, jouant un rôle dans les réponses immunitaires. On assiste à une baisse de ces lymphocytes de 24 à 33 % dans le groupe contrôle et une augmentation de 2 à 8% dans le groupe ayant pratiqué l’auto-hypnose.

L’hypnose et l’auto-hypnose jouent donc un rôle important dans la prévention de certaines maladies.

N’hésitez pas à utiliser cette courte séance d’auto-hypnose sans modération :

Ces presque riens qui font presque tout

Certains ont des migraines ou d’autres troubles le week-end ou pendant les vacances, à un moment où a priori le stress a disparu.

Cela serait dû à un « rebond parasympathique » qui se produit pendant la période de calme qui suit le stress. Alors un conseil pour ces personnes en attendant de pratiquer l’hypnose : maintenir une activité durant ces périodes pour faire descendre le stress doucement.

pour aller plus loin

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Cette porte n’est pas vert pomme : de l’inutilité de la négation

Tick and cross cartoon
Ne pensez pas à une porte vert pomme. Vous êtes devant cette porte, vous la regardez attentivement. Elle n’est pas vert pomme, pas une seule trace de vert pomme, pas de bandes vert pomme, pas de dessins vert pomme, pas même un point vert pomme.
De quelle couleur avez-vous vu cette porte? Il y a fort à parier que votre réponse est : vert pomme.
En effet, notre cerveau ne perçoit pas la négation.

Avez-vous déjà remarqué que lorsque l’on dit à un enfant « Ne fais pas de bêtises », « Arrête de faire du bruit », « Ne pleure pas », c’est l’inverse qui se produit?

Quand je dis négation, vous pensez à ne…pas, ne…plus, ne… jamais…, aucun…ne, personne…ne mais elle se cache aussi dans des formulations avec des préfixes privatifs tels que im/in, a (im-possible, in-admissible, a-normal…), des termes comme oublier, arrêter, perdre… L’astuce pour reconnaître une négation est de supprimer le mot qu’on soupçonne être une négation. Si la phrase obtenue dit le contraire de ce que vous vouliez exprimer, il s’agit bien d’une négation.

Il en est de même pour vos objectifs. Lorsqu’une personne me donne un objectif à la forme négative, je la fais systématiquement reformuler à la forme affirmative. Par exemple, une personne qui dit ne plus vouloir d’insomnies peut reformuler en « Je veux me détendre », »Je veux être en forme dans la journée »… Le contraire de l’insomnie est propre à chacun. La question se posera alors de savoir si la suppression des insomnies permettra d’atteindre réellement l’objectif visé.

Et pour vous, « Je veux arrêter de fumer », ça donnerait quoi à la forme affirmative?